17 août 2007
Agonie d'amour - 3ème semaine
Agonie d'amour tu m'as tenu en haleine, confinant au désespoir et à la solitude tout ce qui faisait de moi un homme.
Agonie d'amour tu m'as emmené dans les tréfonds de mon âme, labourant mes souvenirs, mes joies et mes espoirs.
Agonie d'amour tu as essayé de me faire croire que jamais plus je ne serais heureux avec la personne aimée.
Mais laisse-moi te dire, agonie d'amour, que rien n'est insurmontable ni définitif. Il faut parfois se sacrifier, renoncer à des acquis, se remettre en question pour aller au delà de ce mur que tu tentais de m'imposer.
Agonie d'amour je t'ai vaincue, au moins pour cette fois, sinon pour les prochaines.
Car je sais que tu te tapis dans l'ombre de mes pensées, attendant la faute, le rejet, les frustrations pour te manifester de nouveau.
Je ne te dis pas que je serai prêt, je crois que je ne le serai jamais.
Mais je ferai tout pour que tu ne sortes plus de cet endroit où je t'ai - enfin - repoussée.
07 août 2007
Agonie d'amour - 2ème semaine
Tu hantes ma vie,
Tu hantes mes nuits,
Tu hantes mes rêves qui jamais ne s'achèvent.
Je sais, c'est fini, détruit, anéanti,
Par toi, par moi, par nous et pourtant après coup...
Je t'aime.
De tout mon coeur,
De toute mon âme,
Sans espoir et sans arrêt.
Même détruit,
J'ose encore y croire.
Je t'aime.
Reviens moi.
06 août 2007
Agonie d'amour - 1ère semaine
Je t'aimais.
Je t'ai quittée.
Je souffrais de trop t'aimer, de trop donner, de ne pas assez recevoir. Je souffrais des tes incertitudes, de ces moments qu'on voulait merveilleux mais qui laissaient toujours insatisfaits, de ce bonheur que je voulais pour nous mais que, par ma faute et par la tienne, nous avons foutu en l'air.
Quand la situation m'est devenue intolérable, j'ai préféré couper les ponts, afin de ne plus espérer en vain. Pendant un temps, tout à l'euphorie d'avoir retrouvé l'initiative, de ne plus avoir à attendre de tes nouvelles, j'ai cru que j'avais repris les rênes de ma vie.
Et malgré tout tu reviens. Oh non, pas en vrai comme je l'espérais, tu restes muette, tu vis ta vie et fais en sorte que je ne puisse savoir ce que tu ressens. Tu reviens dans mes pensées, et tu envahis mes rêves C'est horrible d'aimer quand on sait que c'est sans retour.
Car je peux souffrir milles morts de ton absence, je n'oublie pas que j'ai souffert encore mille fois plus de ne pas me sentir aimé autant que moi je t'aimais, te désirais, voulais faire ma vie avec toi.
Je t'aimais. Je t'aime encore.
Mais je ne ferai pas marche arrière.
Jamais.
15 juillet 2007
Apparence et nature d'âme
Je me suis interrogé ces jours derniers sur la différence entre ce que nous sommes, et ce que nous voudrions être.
A ce qu'il semble, la fraction de la population qui arrive à être à la hauteur de l'image qu'elle voudrait donner est extrèmement mince. Je ne fais pas exception.
Nous avons la chance en tant qu'être humain d'être capables de nous observer nous-même, et d'en tirer des conclusions. La société, notre rapport aux autres et nos désirs de représenter une certaine image nous façonnent. Conséquence : je sais que je suis ainsi, mais je voudrai être comme ceci plutôt, et je fais en sorte de me modifier.
Premier point donc : nous sommes capables de nous améliorer. Un bon point, si tant est que le changement soit favorable.
Partant de là, il faut reconnaître que pour tout humain que nous sommes (avec ce que cela représente de beaux idéaux), nous n'en restons pas moins "humains" au sens biologique et évolutif du terme. A ce titre, nous sommes pour la plupart prisonniers de nos émotions, de nos instincts et de nos réactions primaires.
Second point : Essayer de s'améliorer c'est chouette, mais de là à conserver notre self-control en toute occasion, il y a une marge.
Cette marge découle de la volonté de chacun, c'est à dire du point auquel nous sommes en mesure de nous imposer un comportement. Personne malheureusement n'est déchargé de ces limites auxquelles on se perd. Vous êtes vous déjà interrogés sur vos propres limites ?
Moi oui, surtout ces temps derniers. Peut-être parce que, plus que jamais auparavant dans ma courte existence, j'ai été confornté à ces situations où on est tellement à cran qu'on a beau se dire "ne réagis pas comme ça", on ne peut pas s'en empêcher.
Jalousie, colère, frustration... Tous ces sentiments vils et bas dont on peut espérer s'être affranchis, au final sans grand succès. Après tout, toutes les carapaces ont leur point de rupture.
Troisième point donc : Aussi loin que l'on peut se croire maître de soi, il ne faut pas perdre de vue que ceci est une illusion.
J'ai énormément de respect pour les personnes capables de tenir mieux que moi l'image qu'elles se donnent. Encore plus de respects pour les gens chez qui ce n'est pas seulement une image mais leur vrai caractère. La noblesse d'âme ne s'improvise pas ni ne se décide, mais tout du moins peut-on essayer de s'en approcher quand on n'en est pas naturellement doté.
Pour conclure ce petit essai sans but réel, je pose la question de 2 types de personnes. Celles qui sont incapables de se juger, par bêtise ou fainéantise, et celles qui en sont capables mais ne veulent pas de cette image sociale de bienséance.
Je reconnais tout le potentiel de la noblesse d'âme, de la gentillesse, de la sécurité, et pourtant, je n'ai guère l'envie de m'y conformer. Nous conviendrons néanmoins que pour se faire une place en société, c'est le meilleur choix à faire non ?
Je me demande au final ce qui vaut le mieux. J'en reviens toujours à la même idée. Quelles que soient les belles théories sur le sujet, c'est la diversité qui nous forge, c'est la faiblesse qui nous rend humains, c'est de la surmonter qui nous donne la force.
C''est de laisser notre humanité nous envahir qui nous permet d'aimer.
15 mars 2007
Aujourd'hui j'ai aidé...
C'était une vieille dame qui attendait à un feu rouge.
Je l'ai tout de suite vu en débouchant au coin de la rue, car elle semblait fragile et fatiguée. Elle trainait derrière elle un petit meuble à roulette qu'elle venait semble-t-il d'acheter, mais il m'est vite apparu qu'elle peinait à la transporter.
Je me suis arrêté à ses côtés, lui ai proposé mon aide, qu'elle a accepté de bon coeur. Puis une fois au delà du passage piéton, j'ai eu envie de l'aider à emmener le meuble jusque chez elle, ce qu'elle a accepté de bon coeur.
C'est une petite action mais elle m'a réjouit de telle façon que mon humeur en a été améliorée. Car rendre un service, pour le plaisir de le rendre, sans attendre de remerciement que la gratitude de la personne peut amener une satisfaction au delà de toute autre récompense.
Fort de ces bons sentiments, je m'en suis retourné à mon métro. Là, une fouille de police... La personne invectivait les policiers qui le lui rendaient bien, et tout à coup j'ai ressenti que pour toute bonne chose de faite, il y en a tellement de moins bonnes qui se font.
Il doit y avoir des évidences qui échappent aux autres. Pourtant elles m'apparaissent si clairement parfois...
Si chacun voyait les bonnes choses et essayait de se rendre service, peut-être que tout pourrait s'améliorer. Il semble cependant que la bonne volonté a été sacrifiée sur l'autel de l'égoïsme...
19 février 2007
Amitié
Vous êtes vous déjà demandé ce qu'est un ami à vos yeux ?
Laissez-moi vous dire mon sentiment à ce sujet.
L'amitié est un sentiment qui dépasse de très loin l'amour. L'ami n'ignore aucun secret, il n'en a aucun pour vous. Il sait se montrer généreux et compréhensif, de bon conseil, sans complaisance cependant. En effet, l'ami est sincère, franc et sans détour, car l'amitié ne s'embarasse pas d'hypocrisie. Il ne faut pas attendre d'un ami qu'il abonde nécessairement dans votre sens, mais qu'il vous donne son sentiment avec la plus grande véracité, et sans crainte de se voir renier pour ses avis.
L'ami sait qu'il peut vous faire des reproches sans s'inquiéter de vous perdre, il sait que vous lui en ferez sans que cela implique que vous ne l'aimiez plus.
Car l'amitié ne connait pas les limites du coeur. Ni l'éloignement, ni la fréquence avec laquelle vous vous fréquentez, ni même les divergences de point de vue ou de façon de vivre ne peuvent altérer une réelle amitié. L'amitié est un don que vous faites, un don puissant qui vous engage, vous donne des droits mais aussi des devoirs.
Trahissez un ami, manquez lui de respect, trainez le dans la boue quand il n'est pas là, médisez de lui quand vous pensez qu'il ne vous entend pas, et alors vous vous exposerez à la plus grande des hontes, car cela n'est pas ce que les amis se font. Un différend se règle, une divergence de point de vue s'exprime, mais en aucun cas elle ne se cache ou ne s'exprime à une tierce personne sans que cela soit d'abord passé entre les premiers concernés.
L'amitié est le plus sacré des sentiments.
Ne pardonnez jamais à ceux qui vous ont trahi.
N''attendez jamais qu'on vous pardonne si le traître, c'est vous.
06 novembre 2006
Le Drame
Ils attendent bien en rang. Ils attendent depuis 5 minutes mais c'est déjà trop.
On peut les croire organisés, mais ils s'entassent en un ordre contrefait, précipités contre un marquage au sol, répété tous les quatre mètres. Autour de ce marquage ils se pressent, et dans une même direction leurs yeux sont tournés.
Ils consultent leurs montres, ils sont nerveux. Ils font confiance au marquage pour perdre le moins de temps possible.
Enfin, des lumières au bout du tunnel, le métro arrive. Ils se marchent presque dessus, soucieux qu'ils sont de pénétrer les premiers à l'endroit supposés où la porte s'ouvrira.
Les marques sont là, les marques ne mentent pas. Elles les rassurent. C'est à peine s'ils peuvent respirer. Puis un crissement de frein, les lumières du métro s'éteignent et il s'arrête en urgence. Quelqu'un a du toucher un signal d'alarme. Mais ils n'en ont cure.
Les portes s'ouvrent, mais damnation, la rame ne s'est pas arrêtée devant les marques, la faute à l'arrêt brutal. Mus comme par réflexe, ils avancent quand même, mais seule la paroi est face à eux. C'est le drame, ils ne comprennent pas. Ils tournent en rond, se marchent dessus, se cognent les uns aux autres.
Leur esprit superformaté va avoir besoin de presque 30 secondes pour envisager une alternative et cesser de pousser devant bêtement.
Ils tenaient tellement à leur temps, tellement à leurs habitudes... Franchement, ils ont l'air bien cons, ces gens qui savent où ils vont...
Ecrit initialement le : 05 Novembre 2006
je vous vois
Qui êtes vous autour de moi? Combien êtes vous?
Je vous vois, je vous décelle, je lis en vous les compétences que vous ignorez. Vous révez d'être ce que vous pensez ne pas être. Vous êtes convaincus de ne pas en avoir les capacités. Vous vivez à moitié, vous regrettez, vous hésitez, vous n'osez pas.
Alors comment se fait-il que je vous vois si forts, si grands, si puissants quand vous vous acharnez à ne pas voir ce qui est réellement à votre portée?
Votre beauté frappe mon coeur tellement profond que je ne peux pas feindre de ne pas voir, de ne pas comprendre, de ne pas chercher à vous révéler à vous même.
Car ce qu'il y a en vous, et que vous ignorez, c'est celà même qui m'atteint et me rend tellement amoureux de vos personnes. Vous rayonnez, je ne vois que vous, et je me désole quand je constate à quel point vous négligez votre propre protentiel.
Oh bien sûr que vous n'y êtes pour rien, je ne vous le reproche pas. Mais le voyant, devais-je l'ignorer? Devrais-je vous laisser en l'état? Ou bien mon devoir en tant qu'être humain et ami n'est-il pas de vous montrer ce qui réside au fond de vous?
Certes je vous pousse, et vous accable autant de compliments que de conseils. Parfois même je semble vous forcer la main.
Je le fais car je vous aime, j'ai foi en vous, vous êtes mes amis.
Qui serai-je sinon?
Que serai-je?
Rien de ce que je prétends être en tout cas.
Remerciez moi ou détestez moi. Mais si je puis vous donner les armes que votre personnalité requiert, alors je vous les donnerai. Dussé-je m'attirer vos foudres, la colère elle-même peut parfois vous emporter sur des sentiers inconnus.
Chaque pas, chaque évènement, chaque tournant de votre vie, chacunes des choses que vous faites, vous pouvez la faire selon votre volonté, et non pas portés par le courant qui vous entoure.
Je serai votre guide...
Alors suivez-moi.
Ecrit initialement le : 24 Mai 2006
Les vacances
Les gens partent et je reste ici.
Les années passent et mon décor ne change pas.
A toutes les saisons de l'année, je vis dans la même ville, je vois les mêmes murs, les mêmes rues. Même moi je ne change pas.
Immuables, les années passent sans pour autant se ressembler. Une année de plus se conclut, et désormais la ville est vide. Les amis sont partis, les proches aussi, même les anonymes s'en sont allés. Et je persiste ici, et doucement la déprime s'installe.
J'aime cette ville, de tout mon coeur, mais depuis six longues années, j'ai pas changé de décor, même temporairement, et je m'ennuie. Bien que les activités ne manquent pas je m'ennuie. Mes proches s'en sont allés, et je leur souhaite d'y prendre tout le plaisir qu'ils pourront. Malgré tout l'amour que je leur porte, je passe mes journées avec l'idée fixe qu'ils sont partis et moi pas, la déprime gagne du terrain, la jalousie aussi.
La faute à qui pourtant? Pas la leur ça c'est sûr et certain. La faute à mon emploi du temps, à la nécessité des jobs d'été, à la minceur de mon porte monnaie. Quoiqu'il en soit je reste.
Le pire?
Je travaille dans une gare. Je renseigne des inconnus qui partent ou reviennent de vacances, sans arrêt, à longueur de journée. Plus de gens que certains en voient dans toute une vie. Et tous ces anonymes font ce que n'importe qui en été fait: ils partent en vacances.
Je suis en vacances également. Et pourtant ça n'y ressemble pas...
Quand ces deux mois seront passés, l'année universitaire reprendra comme si elle ne s'était pas arrêtée, jusqu'aux vacances suivantes, qu'un jour peut-être je prendrai.
Ecrit initialement le : 01 Aout 2005
Ne gâchez rien
On se croit immortel.
On pense que tout peut durer et ne jamais finir.
Mais on se trompe.
J'ai révé que la vie continuait encore et encore, et que les choses que j'aimais ne disparaitraient pas.
Quand j'étais enfant, le temps passait si lentement. Les années d'école duraient des éons et l'enfance avait le doux goût de l'éternité. Nul souci, nulle inquiétude. La vie n'était que jeu et défis insouciants.
Adolescent encore, il n'y avait pas de mort. Nous nous éveillions à des sentiments nouveaux, nous avions des corps nouveaux, une force nouvelle et le monde s'ouvrait en d'appétissantes promesses et d'exaltants jeu de chasse. Nul ne savait qui était le chasseur ou la proie. Je crois que ça n'avait pas une grande importance au fond. La vie était là, et toute l'année ressemblait au printemps. Et le temps ne s'écoulait pas.
A 20 ans j'étais immortel. Le monde m'était acquis et rien ne s'opposait à ma marche. Nous étions les rois d'un monde, dont nos parents avaient été les rois, et leurs parents avant eux, quand ils avaient notre âge. Toujours à 20 ans nous pensons que rien ne peut nous entraver. Le pouvoir? Les études? L'argent? Ce sont des problèmes qu'on peut surmonter.
Et toujours d'autres pensent, et continue de penser que les choses ne changeront pas.
Pourtant, les choses changent. La mort nous entoure. Le temps nous guette. Le destin nous attend. Ils grignotent le monde tout autour de nous et nous ne le voyons pas. Tout conduit à cette désagrégation contre laquelle on ne peut rien.
J'ai 25 ans, plusieurs fois ces dernières annnées, les choses que je croyais acquises m'ont été enlevées. Des gens que j'aimais m'ont quitté en même temps qu'ils quittaient cette terre. Et je prends caque jour un peu plus conscience que le temps nous est compté.
Vous le savez on ne vit qu'une fois. Et quelle que soient les autres hypothèses qu'on a pu vous avancer, nous ne renaitrons pas. Alors vivez, ne perdez rien de ce précieux temps. Construisez vous, aimez vous, batissez les rêves et risquez tout pour eux, car ils sont le secret d'une vie accomplie.
Saisissez ce que la fortune vous présente et ne reculez devant rien. Il n'est pas trop tard.
Aujourd'hui encore j'ai perdu quelqu'un à qui je tenais. Mais elle a vécu et j'ai vécu à ses côtés ses derniers instants. Je n'ai rien perdu, j'ai vécu au mieux. Je ne regrette rien, sinon son départ prématuré.
Alors il faut que vous sachiez profiter des choses que vous avez, tout en construisant celles que vous aurez.
Ne gâchez rien.
Ecrit initialement le : 28 Mai 2005




